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Marie-Claude Saliceti
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La Tribune
Survie des régimes de retraites complémentaires, l’heure de vérité approche
Article mis en ligne le 15 février 2015
dernière modification le 13 février 2015

Le 17 février, organisations patronale et syndicales, gestionnaires des régimes de retraites complémentaires Agirc et Arrco, vont débuter un cycle de négociations. L’enjeu est de taille : trouver des mesures pour assurer le financement de ces régimes fortement menacés. Tout est sur la table : taux de cotisation, âge de liquidation, montant des pensions, etc.

Ça va être chaud. Mardi 17 février, les organisations patronales et syndicales se retrouvent pour lancer un cycle de négociation pour tenter de trouver une solution aux graves problèmes financiers que rencontrent les caisses de retraites complémentaires Arrco (salariés) et Agirc (cadres), malgré des précédentes mesures d’urgence déjà prises en 2013.

Et le temps presse. La situation est tellement dégradée que l’Agirc pourrait se retrouver sans réserves financières dès 2017 ou 2018. D’où le besoin urgent de trouver une solution. Tout va être passé au crible (...)

L’idée de l’organisation patronale pour parvenir à des économies serait de pratiquer des abattements sur les pensions de retraites complémentaires perçues entre 62 et 67 ans. Avec l’espoir que ces abattements seraient suffisamment dissuasifs pour que les salariés retardent leur départ en retraite. (...)

La CGT est déjà vent debout contre ces idées et avance ses propres solutions. Ainsi, elle propose d’augmenter de 2,45% le taux de cotisation Agirc sur la tranche supérieure au plafond de la Sécurité sociale (actuellement fixé à 3.170 euros par mois). Selon Sylvie Durand, administratrice CGT du GIE Arrco/Agirc : « Une telle augmentation permettrait d’équilibrer le régime dès 2023. Si l’on prend la clé de répartition classique des augmentations de cotisation, à savoir 48% à la charge des salariés et 62% à la charge des entreprises, pour un salaire de 4.000 euros mensuels, ceci correspondrait à une augmentation de 7,40 euros pour les salariés par mois »... Certes mais le problème est que le Medef ne veut entendre parler d’aucune hausse des cotisations.

De même, pour la CGT, si l’on parvenait d’ici 2024 à l’égalité salariale entre les femmes et les hommes (actuellement, à qualification égale, la différence de rémunération est d’environ 20%), on parviendrait à réduire de 46% le déficit de l’Agirc à l’horizon 2040.
Les négociations vont donc être très tendues.