Sans réduction des émissions de gaz à effet de serre, les espèces vivant dans les océans pourraient se trouver décimées d’ici 2300, de façon comparable à une extinction de masse survenue il y a environ 250 millions d’années, avertit une étude publiée jeudi dans la prestigieuse revue Science.
Mais limiter le réchauffement de la planète à 2°C par rapport à l’ère préindustrielle permettrait d’éviter ce scénario catastrophe, soulignent les chercheurs. Ces derniers ont utilisé des modèles analysant le lien entre le réchauffement climatique, la baisse des quantités d’oxygène dans l’eau en résultant, et les quantités d’O2 nécessaires pour la survie des espèces.
Référence à l’extinction du Permien
Particulièrement compliquées à étudier, de telles projections des risques d’extinction dans les océans avaient jusqu’ici été très peu formulées. Or les résultats sont alarmants (...)
Objectif de réchauffement à 2°C
Selon ce scénario, les océans tropicaux perdraient le plus d’espèces, mais de nombreuses espèces de ces zones migreraient vers d’autres régions pour survivre. En revanche, les espèces polaires disparaîtraient massivement, n’ayant aucun endroit où se réfugier. Source d’espoir, un scénario limitant le réchauffement à 2°C permettrait lui de « réduire la gravité des extinctions de 70%, évitant une extinction de masse », selon l’étude.
L’Accord de Paris, texte international de référence, fixe l’objectif de contenir le réchauffement de la planète « nettement en dessous de 2°C par rapport aux niveaux préindustriels » et si possible à +1,5°C. Cet objectif est « hors de portée » avec les engagements internationaux actuels, selon les experts climat de l’ONU (Giec). (...)
Continuons à parler des étrangers, d’Elon Musk, l’âge du capitaine… Quand 1/6eme de l’humanité est sous une canicule jamais vue !
40.C - 50.C Inde, Pakistan…
Continuons ainsi, demain ça sera nous aussi
Urgence climatique, villes, urgence de changer nos modes de vie maintenant ! pic.twitter.com/XabSUynp70— Carlos MORENO (@CarlosMorenoFr) April 28, 2022