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Greek crisis
Royaume de Grèce
Article mis en ligne le 15 juin 2016
dernière modification le 12 juin 2016

(...) Les touristes admirent les paysages, observent “nos” villas, celles qu’autrefois avaient été prêtées par exemple à nos deux poètes Georges Seféris, et Odysséas Elytis, lauréats du prix Nobel de littérature, respectivement en 1963 et en 1979. Elytis, considéré parfois comme le poète du soleil et de l’Égée par excellence, avait déjà su scruter très tôt, l’essentiel de l’obscurité de notre si nouveau siècle.

“Je vous l’ai dit déjà. C’est la barbarie. Je la vois surgir ainsi déguisée, sous couvert d’alliances conclues sans foi ni loi, à travers des accords conduisant à l’esclavage. Il ne s’agira probablement plus des fours crématoires d’Hitler ; seulement, de l’assujettissement méthodique et quasi-scientifique de l’homme. Ce dernier, sera ainsi souillé et pleinement déshonoré”.

“Et ainsi alors, on peut se demander : Pourquoi nous battons-nous jour et nuit, enfermés dans nos laboratoires ? Nous nous battons pour un rien, et cependant ce rien relève de l’infinitude. Ce sont enfin nos institutions démocratiques qui sont concernées, et tout laisse à penser qu’elles ne vont pas tenir bien longtemps. C’est cette qualité pour laquelle plus personne ne donne pas un seul sou. L’intégrité de la personne humaine s’acheminant donc vers son éclipse totale. À l’instar de l’indépendance des petites nations, déjà devenue lettre morte. C’est le règne de l’ignorance et de l’obscurité.” (...)

Fort heureusement, et en dépit de la dite crise, certaines initiatives nous feront toujours remonter le temps... et cela enfin jusqu’au bout. À Méthana, belle presqu’île volcanique, a lieu ce week-end le premier Congrès des volcanologues du genre en ces lieux, tous spécialistes très précisément des volcans grecs, en éruption il y a bien longtemps il faut dire. Ces scientifiques venus du monde entier ont une fois de plus prouvé à leur manière... que la vérité, on la verra sans doute éclore un jour, sauf que nous ne serons plus là... tandis que notre œuvre pourtant demeurera. (...)