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Quoi, mes vêtements polluent ? Voici comment m’habiller écolo
Article mis en ligne le 30 juillet 2019

J’ai clairement tendance à m’habiller toujours de la même façon, jean/tee-shirt ou jean/pull selon les saisons. Pourtant, un simple regard me suffit à réaliser l’ampleur du dégât : mon placard déborde. Entre les vieilles robes, les pantalons que je garde en espérant rentrer un jour dedans ou encore les chemises à valeur symbolique, je n’échappe pas à la règle. J’achète, j’empile et j’accumule sans penser au coût environnemental alors même que la mode est la deuxième industrie la plus polluante. Juste derrière le secteur pétrolier. Grosse douche froide pour ma garde-robe.

Comme le rappelle l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), la fabrication d’un simple tee-shirt équivaut à 2.700 litres d’eau. Par an, ce sont plus de 1,2 milliard de tonnes de gaz à effet de serre qui sont produits par cette industrie. Des chiffres qui sont directement liés à ma propre consommation (...)

« Achète moins pour acheter mieux », me conseille-t-on immédiatement. Sur le principe, je suis d’accord, mais comment ça se passe en pratique ? J’ai tenté d’y voir plus clair.
Étape numéro 1 : quelles matières privilégier ? (...)

Conclusion ? « Il faut privilégier les matières naturelles. » Et s’éloigner le plus possible des fibres synthétiques et artificielles. Dans les tréfonds de ma garde-robe, je découvre, heureusement, quelques tee-shirts 100 % coton. Sauvée ? Toujours pas, car la production de coton est une des plus polluantes au monde. Si sa culture ne couvre environ que 2,5 % des surfaces cultivées mondiales, elle utilise plus d’un quart de la consommation mondiale des insecticides. Elle est également particulièrement gourmande en eau. « Mais le coton bio est une bonne alternative », me glisse Eloïse Moigno. (...)

En pratique : Avant tout achat, je commence enfin à regarder les étiquettes pour traquer les fibres synthétiques. Et je privilégie des matières naturelles, comme le lin ou le chanvre, si possible bio. (...)

Étape numéro 2 : quelles marques choisir ? (...)

« Acheter un teeshirt à 10 euros, c’est un non-sens quand on sait que les ouvriers dans les usines touchent moins de 5 % de son prix » (...)

la fast fashion reste un modèle économique dévastateur, car il nécessite de produire beaucoup, fréquemment, avec des coûts extrêmement bas. » Parmi les symboles de cette mode jetable, on retrouve le jean et en particulier la technique du sablage pour lui donner un aspect délavé. Depuis 2011, le collectif Éthique sur l’étiquette dénonce cette pratique qui, en plus des dégâts écologiques, provoque chez les ouvriers du textile des maladies respiratoires mortelles, comme la silicose. (...)

« Il faut réapprendre à payer un juste prix, affirme Isabelle Quéhé. On trouve des jeans équitables, mais il faut chercher un peu. » (...)

En pratique : « Quand vous achetez un vêtement, la marque doit être capable de répondre à ces questions : où, quand, comment », rappelle Nayla Ajaltouni, pour être sûr de la traçabilité du produit. En cas de doute, pour m’aider, je m’appuie sur les labels. Et surtout, j’oublie les jeans délavés.

Étape numéro 3 : comment continuer d’être écolo, même après l’achat ? (...)

En pratique : Je lave moins mes habits et j’optimise mes machines, promis. Et surtout, j’arrête de penser « placard dans l’entrée » quand je veux me débarrasser de mes vieux vêtements et je me dirige vers les bornes de tri.