
(...) Ni l’Otan, ni les alliés européens, ni les gouvernements de l’Europe, ni même le ministre des affaires étrangères, le condamné Juppé qui n’avait accepté ce poste que si Guéant dégageait, n’ont été mis au courant de la dernière lubie médiatique et électoraliste du Président de la République. En fait il y avait un philosophe de l’élite, le BHL de service, celui qui va en Géorgie et nous sort un récit d’illusionniste supposant des choses et les décrivant comme vraies.
Voilà donc un Nicolas Sarkozy, dont les multiples photos le voyant serrer tout sourire la main de Kadhafi, décide très tardivement, et comme tout les apostats les plus radicaux, il est le plus violent de sa nouvelle religion, que Kadhafi est à abattre. Certes il faut se débarrasser de ce nuisible. Mais avant de s’en débarrasser il aurait fallu ne pas faire ami-ami avec lui. Cela était la moindre des choses, la plus simple morale, l’éthique de base.(...)
Pour effacer des mémoires ses pitoyables pitreries devant le Guide de la révolution, son invitation honteuse le jour des droits de l’homme et encore les 13 et 14 juillet, Nicolas Sarkozy, à sa détestable habitude, veut se présenter comme une sorte de Terminator qui sera le premier et le plus bodybuildé des chefs d’états, Saint George terrassant le dragon libyen qui crache des tonnes de plomb sur les insurgés. (...)
Nicolas Sarkozy est non seulement, par son comportement médiatico-électoraliste, sans aucun recul, sans aucun sens des responsabilités, lui qui nous en sort des tartines à longueur de discours, dangereux pour la France, il le devient pour le monde. (...)
Cette affaire nous démontre, si besoin était, que la diplomatie ne se traite qu’à l’Elysée, que Juppé est devenu le bouffon du roi, qu’il n’y a aucune réflexion, mais que des réactions épidermiques alimentées par un caractère tourné vers le seul coup d’éclat et le bénéfice supposé médiatico-électoral.(...)
Quand la folie médiatique et électoraliste dirige la politique internationale de la France (...)