"Personnes étrangères en prison : trop (in)visibles ?", 2 février 18h30 LDH Paris
Article mis en ligne le 26 janvier 2015
Au sein des établissements privatifs de liberté comme à l’extérieur, les
personnes étrangères sont l’objet d’un fantasme artificiellement construit
selon lequel existerait une corrélation entre leur nationalité, voire leur
origine supposée, et un comportement délictueux. Ce fantasme est largement
relayé dans l’espace public.
Dans le même temps, en prison, les personnes étrangères sont confrontées à
de nombreuses formes de discriminations très méconnues, quasi invisibles.
Ces discriminations sont notamment le résultat d’une « gestion des flux
migratoires » qui ajoute aux fonctions classiques consistant à surveiller et
punir, l’objectif, en particulier dévolu à l’administration, de contrôler,
et d’enfermer quasi mécaniquement pour expulser.