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Marie-Claude Saliceti
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Mediapart
Macron 2017 : la preuve que l’affaire a été enterrée
Article mis en ligne le 27 janvier 2022
dernière modification le 26 janvier 2022

Le préfet Cyrille Maillet, nommé par Emmanuel Macron à la tête d’un service du ministère de l’intérieur, a personnellement classé l’enquête concernant des prestations de sécurité suspectes durant la campagne présidentielle, avec des motifs fallacieux et contre l’avis de trois sous-directeurs.

C’est la preuve écrite d’un enterrement de première classe. Un préfet nommé par Emmanuel Macron à la tête d’un service de police administrative du ministère de l’intérieur a personnellement classé une enquête concernant des prestations suspectes durant la campagne présidentielle du chef de l’État en 2017, et ce contre l’avis de trois de ses chefs et sous-directeurs qui réclamaient tous des poursuites administratives.

Daté du 17 décembre 2020, cet avis de classement, que Mediapart a décidé de publier (voir ci-dessous), confirme les conditions dans lesquelles le préfet Cyrille Maillet, nommé par l’Élysée à la tête du Conseil national des activités privées de sécurité (Cnaps) en 2018 et reconduit dans ses fonctions à l’été 2021, a décidé d’étouffer une enquête, par définition sensible, conduite par son service sur l’organisation d’une partie de l’équipe de sécurité de campagne d’En Marche ! (...)

Ouverte en 2019 après le témoignage d’un lanceur d’alerte, cette enquête administrative a mis en lumière les conditions douteuses dans lesquelles ont travaillé des agents de sécurité mobilisés pendant la campagne présidentielle à la demande de l’ancien collaborateur d’Emmanuel Macron, Alexandre Benalla, en plus des services officiels de protection. Sur procès-verbal, plusieurs agents avaient reconnu l’absence de contrats de travail ou évoqué l’existence d’espèces en guise de rémunération. (...)