Mercredi 22 janvier 2020, infirmiers, aide-soignants et des agents du service pneumologie de l’hôpital de Rouen se sont mis grève. Ils demandent des effectifs supplémentaires.
« Le service ‘pneumo’ est au bord de l’asphyxie. Pas besoin d’oxygène mais du personnel », peut-on lire sur les blouses blanches des soignants du service pneumologie de l’hôpital Charles-Nicolle de Rouen (Seine-Maritime). (...)
Les soignants déplorent une fusion des deux services pneumologie de Bois-Guillaume et Charles-Nicolle, réalisée « dans la précipitation » et « mal préparée ». Pour rappel, depuis septembre 2019, le service oncologie, pour le traitement des cancers du poumons, partage ses locaux dans l’hôpital Charles-Nicolle avec l’ancien service « ventilation » de Bois-Guillaume, destinés aux autres problèmes respiratoires.
« On ne peut pas mélanger les deux services sans l’avoir anticiper, indique une autre soignante. Ceux qui travaillent en ‘ventilation’ ne peuvent pas travailler sans avoir été formés en oncologie, et vice-versa. Rien n’a été fait pour préparer la réunion des deux services et on en a profité pour supprimer des postes… » (...)
Une infirmière pour 20 patients »
À cela s’ajoute des patients de plus en plus âgés avec des prises en charge de plus en plus lourdes. (...)
Les agents déplorent également du matériel vétuste et des locaux pas toujours adaptés. « Dans certaines douches, il y a des marches ! Comment on fait avec des patients qui ne peuvent plus se déplacer ? Nous sommes épuisés. Ce que nous voulons ? Juste pouvoir soigner et bien soigner. »
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Nous ne sommes pas face à des machines »
« En oncologie, les patients viennent chez nous pour mourir. Ils ont besoin de soutien, de présence, qu’on les prenne par la main… Nous sommes face à des hommes et des femmes, pas des machines » (...)