Bandeau
Marie-Claude Saliceti
Travail de fourmi, effet papillon...
Descriptif du site
Twitter
Les femmes biélorusses, de tout âge, arrachent les cagoules de la milice tortionnaire.
Article mis en ligne le 16 décembre 2020

Lire aussi :

Vidéo. Arracher les cagoules des policiers violents, version biélorusse du “name and shame”

Alors que les manifestations contre le régime d’Alexandre Loukachenko sont fortement réprimées en Biélorussie, des protestataires, en particulier des femmes, tentent d’arracher les masques et les cagoules des policiers pour les rendre identifiables.

La police antiémeute en Biélorussie et les “voyous” fidèles au régime d’Alexandre Loukachenko “ont un point faible : leur visage, ironise The Guardian. Retirez sa cagoule à un policier et il courra se mettre à l’abri” ou “cachera son visage dans ses mains”.

“La seule façon d’arrêter la violence, c’est de faire tomber les masques à la fois au sens propre et au sens figuré, car un policier qui n’agit plus sous le couvert de l’anonymat va y penser à deux fois avant d’agripper violemment, de battre ou d’enlever quelqu’un”, a confié au Guardian le fondateur de Black Book of Belarus [“livre noir de la Biélorussie”], “une chaîne sur l’application Telegram consacrée à la ‘désanonymisation’ des policiers, qui compte plus de 100 000 abonnés”.

Une cagoule arrachée, un visage filmé ou photographié (voir ci-dessous la vidéo publiée par le quotidien britannique) et c’est une traque en ligne qui débute pour identifier ceux à qui le régime biélorusse “a donné carte blanche pour harceler, agresser et arrêter des manifestants pacifiques”.

Et si les outils de reconnaissance faciale ne suffisent pas, les activistes “lancent un appel pour demander au public de les identifier. Souvent, les gens reconnaissent leurs connaissances sur des photos.”

Comme ils les considèrent d’un très mauvais œil, ils n’hésitent pas à dire à tous leurs voisins et amis qu’ils vivent à côté de méchants.”

L’identité de douze policiers dévoilée

Une méthode similaire avait été observée au Soudan en 2019 durant les manifestations contre le régime d’Omar Al-Bachir (...)