
Les prochains boucs émissaires sont arrivés : après les Roms, les immigrés, les musulmans, ce sera le tour des chômeurs, en attendant la prochaine cible (les enseignants, les fonctionnaires… ?)
Et comme d’habitude c’est le Président de la République lui-même qui donne le signal du départ. Ce n’est plus depuis Grenoble, mais depuis Issoire.
Passons sur l’à-peu-près qui transforme les allocations chômage en produit de la solidarité nationale, alors qu’elles sont d’abord le produit d’une politique assurantielle, permise par le paiement de cotisations par les salariés et leurs employeurs, et les confond allègrement avec les allocations de solidarité, qui n’interviennent que de façon subsidiaire.
Sur le fond, y a-t-il des demandeurs d’emploi qui refusent une offre de formation, accessible, leur permettant d’acquérir des compétences nouvelles, facilitant leur retour à l’emploi ? Peut-être y a-t-il quelques cas, mais combien par rapport à tous ceux qui ne peuvent accéder à une offre de formation, faute de places disponibles, faute de financement mobilisable, faute de centre de formation accessible en transport en commun, faute d’offre appropriée… ? Un nombre infinitésimal !(...)
Cette offensive se fonde sur une volonté de flatter la frange de l’électorat populaire qui rejette l’assistanat, et a pour une large part rejoint l’électorat du Front National, électorat qu’il faut à tout prix reconquérir en vue du premier tour des élections présidentielles, comme si venir sur son terrain pouvait avoir un autre effet que de légitimer ses déclarations, et de rendre moins critiquable ses outrances.(...)
A cette offensive envers les chômeurs s’ajoute celle qui se met en place contre les fraudeurs aux prestations sociales. Là c’est Roselyne Bachelot qui monte au front(...)
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