
Les demandeurs d’asile maintenus en centre de détention disent que les bébés de moins de six mois reçoivent seulement 100 ml de lait par jour.
Les réfugiés et les travailleurs humanitaires affirment que les bébés détenus en Grèce selon les termes de l’accord UE-Turquie sur la migration se voient refuser l’accès à des quantités suffisantes de lait maternisé.
Environ 25 bébés de moins de six mois, dont les mères sont incapables d’allaiter, reçoivent environ 100ml de lait maternisé une seule fois par jour sur l’île de Chios, selon les photographies envoyées par les réfugiés et les témoignages donnés par téléphone.
Le Collège royal britannique des sages-femmes dit que la situation, si elle est confirmée, serait contraire aux normes internationales, et suggère que certains bébés réfugiés en Grèce peuvent recevoir seulement un quart de leur besoin quotidien recommandé.
La situation est le résultat de l’accord UE-Turquie migration qui a contraint les fonctionnaires, aux ressources insuffisantes sur les îles grecques, à maintenir en détention tous les demandeurs d’asile arrivant de Turquie sur les côtes grecques. Au cours des mois précédents, des centaines de milliers de demandeurs d’asile étaient autorisés à aller vers l’Europe du nord.
Depuis l’entrée en vigueur de l’accord le 20 mars plus de 6.000 personnes ont été retenues sur les îles grecques, peu de temps après leur arrivée, dans des conditions que Amnesty International et Human Rights Watch décrivent comme épouvantables. Quelques 1 100 personnes, dont en gros 40 % sont des enfants, sont prisonnières dans le camp Vial sur Chios.
Les pays européens ont promis de fournir des centaines de fonctionnaires d’asile pour aider la Grèce à prendre soin des détenus mais le plus clair de ce soutien n’est pas encore arrivé. […]
« Ils ne nous donnent qu’une demi-tasse de lait pour 24 heures mais ce n’est pas assez. Il n’y a plus de lait pour le déjeuner, le dîner ou pour la nuit. C’est un gros problème. Il y a peut-être 24 ou 25 bébés de moins de six mois. »
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