Les nanotechnologies sont décidément un sujet anxiogène. Mardi 15 décembre, à Metz, doit se tenir la dixième des dix-sept réunions publiques prévues dans le cadre du débat national voulu par le gouvernement. Ce jour-là, les intervenants seront séparés de l’assistance : ils s’exprimeront depuis une salle isolée de l’amphithéâtre réservé au public, qui les écoutera et posera des questions par vidéotransmission.
Ce dispositif surréaliste, annoncé comme "expérimental", vise à "assurer la sérénité des débats et garantir l’expression libre de chacun", justifie Jean Bergougnoux, président de la commission du débat. En clair, à éviter que les réunions ne soient perturbées, voire empêchées par les "anti-nanos"....
..."Il y a un problème de méthodologie, estime Dorothée Benoit-Browaeys, de l’association Vivagora pour l’engagement des citoyens dans la gouvernance des technologies. Sur un sujet aussi vaste, le débat ne peut pas se réduire à quelques mois, l’information ne peut venir d’en haut et la séparation des rôles doit être claire." Elle ne voit plus qu’une solution : suspendre et repenser une consultation devenue "contre-productive"....