Les politiques économiques sont confrontées à un double problème. D’un côté, elles sont incapables d’apporter un quelconque soulagement conjoncturel face au marasme général, tellement le choix des gouvernements d’imposer l’austérité semble irrévocable. De l’autre, elles sont placées devant une situation inédite
la crise est profondément structurelle, mêlant contradictions sociales et contradictions écologiques, et rendant de plus en plus difficile, sinon impossible, une relance forte de l’accumulation du capital et, par suite, de la croissance économique perpétuelle. Cette situation devient suffisamment préoccupante, aux yeux mêmes des gouvernants et de leurs économistes, pour que de plus en plus d’expertises soient rendues publiques pour faire état de la lente dégringolade des taux de croissance depuis plus d’un demi-siècle, la crise déclenchée en 2007 dans la sphère financière venant en quelque sorte s’inscrire dans cette dynamique longue. Il n’est alors pas possible de s’en tenir à des explications de type technique, la logique du capitalisme doit être interrogée. (...)