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Conscience citoyenne responsable
LA FACE OBSCURE DU SYSTEME CAPITALISTE
Article mis en ligne le 8 juillet 2015
dernière modification le 6 juillet 2015

Oui, la dictature est un des moyens politiques de conserver le capitalisme et de le gérer. La bourgeoisie préfère continuer ses affaires dans un cadre démocratique, mais s’il le faut, de son point de vue, elle en appelle à la dictature et au fascisme. Souvenons-nous, si je puis dire, de l’Espagne de 36. Le Front populaire menaçait directement le capitalisme. Hop ! Franco reçoit l’aide militaire d’Hitler lui-même et écrase son propre peuple en mettant en place une dictature qui va durer 39 ans !

En 29, le capitalisme est plongé dans une crise gravissime. L’Allemagne connaît un soubresaut révolutionnaire spartakiste. Face à cette menace, aucune hésitation, l’Etat allemand assoit Hitler au pouvoir. On connaît la suite. L’expérience fasciste en Italie fait la démonstration que le capitalisme n’a rien à craindre du fascisme, le duce s’en porte garant ! Le Chili constitue une autre preuve flagrante. Le gouvernement d’unité populaire s’apprête, entre autre, à nationaliser les mines de cuivre, ce qui conteste la propriété de l’entreprise US, ITT. Aussi sec, un coup d’État est fomenté et réalisé par Pinochet avec l’aide importante de la CIA.

Sous prétexte de lutter contre une dictature, en Syrie, le bloc s’apprête à rééditer l’expédition coloniale dans ce pays et en Iran. Après avoir armé les talibans pour entrainer l’URSS dans une guerre sans issue, la même chose est réalisée avec l’EI pour mener la guerre en Syrie, en Iran, puis aux portes de la Chine. Dans le même temps, le capitalisme impose des plans d’austérité : Espagne, Portugal, Italie, Irlande, GB, France et sommet des sommets : la Grèce, qu’il faut… car après la victoire de Syriza et la percée de Podemos en Espagne, il ne faudrait pas que le « virus » s’installe et face tache d’huile !

Il ne s’agit pas de phénomènes isolés, épars, liés au hasard et au déroulement des « choses », mais bel et bien de l’application froide, pensée, conçue, planifiée, dont la finalité est d’imposer au monde entier un mode social de production qui comprend en lui-même le chômage et la paupérisation. Pour arriver à ce but, guerres, dictatures et régression sociale…tous les moyens sont bons pour assoir le capitalisme triomphant !

Précisons que les partis socialistes participent à cette politique. (...)

La politique antisociale en Europe et donc en Grèce permet une razzia gigantesque qui remplit les caisses des milliardaires. Les guerres visent à éliminer par la force et l’affrontement direct les concurrents réels ou potentiels que l’on appelle BRICS. Tout cela constitue la nature même du capitalisme, parvenant à la fin historique de son existence… (...)