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LA BCE : le gouvernement non-élu de l’Europe
Article mis en ligne le 21 mars 2016
dernière modification le 18 mars 2016

La question principale, quand on s’intéresse à la BCE, est : « Qui contrôle la BCE ? ». Si la BCE réaffirme sans cesse son indépendance par rapport aux décideurs politiques, elle exerce en réalité une action politique. On a vu comment elle est intervenue dans les différents pays européens (comme en Grèce). Se poser des questions sur la BCE, c’est aussi s’interroger sur la zone euro et l’Eurogroupe, dont les membres et le président ne sont pas élus par les citoyens. Quelles alternatives existent pour une autre voie en Europe ?

Dans la gestion de la crise de la zone euro, le Parlement européen (PE) n’est pas consulté et qu’il n’a aucun droit de regard sur le travail de la Commission, et donc de la Troïka. Aujourd’hui, Draghi vient trois à quatre fois par an devant le PE, visites durant lesquelles la commission économique du PE ne peut prendre la parole que pendant cinq minutes pour l’interpeller.

Le rôle de la BCE est devenu de plus en plus négatif au fil des ans. Dans les pays périphériques de la zone euro, la Troïka a contribué à mettre en place un agenda austéritaire, augmentant la pauvreté et les inégalités, ne permettant pas de faire progresser une croissance stagnante (ou positive mais basée sur une économie non soutenable). Les populations européennes, et notamment des pays périphériques, ont payé un lourd tribut dans la crise : elles ont payé au moins 33% de la banqueroute européenne. (...)

La BCE est l’institution la plus puissante d’Europe, réactionnaire et mettant la corde autour du cou des peuples européens, imposant des coupes dans les budgets sociaux. Il faut un contrôle public et démocratique de la BCE, aspect essentiel d’une politique progressiste en Europe. Ramener la BCE à sa fonction sociale : une banque au service du développement, menant une politique de crédit véritable, au service des ménages et des PME.

Il faut absolument renégocier la dette et restructurer l’endettement public. L’expérience de la commission sur l’audit de la dette grecque va être importante. Si on le peut, il faudra passer par une solution négociée, mais si ce n’est pas possible il faudra aussi reconnaître aux pays souverains le droit inaliénable de se débarrasser de la partie illégitime de la dette. (...)