Salman Rushdie est toujours sous le coup d’une peine de mort, dans le cadre de la fatwa lancée par l’ayatollah Khomeini en 1989. Et seul l’actuel guide du régime iranien, Ali Khameini, haut dignitaire religieux, est en mesure de l’annuler. Une tradition dans le clergé iranien que de se rappeler à la mémoire de l’écrivain britannique.
(...) en 2012, le pouvoir iranien annonçait que la rançon pour la tête de Salman Rushdie était revue à la hausse. Désormais, la mort de l’écrivain rapporterait 3,2 millions $. « Le chef de la révolution islamique a tenté d’arracher ces parcelles blasphématoires ourdies par les agents des États-Unis et ceux du régime sioniste, en annonçant une nouvelle prime. Et désormais, c’est le meilleur moment pour accomplir la tâche », précisait un communiqué.
Cette fois, c’est un autre représentant du pouvoir religieux, Mohsen Gharavian qui confirme la menace : « Salman Rushdie est un mercenaire de l’arrogance mondiale... Des années se sont écoulées depuis que Khomeiny a pris cette décision, mais le décret est toujours valable et en vigueur, et personne d’autre que le Velayat-e faqih [sorte de procureur général juridico-religieux, incarné par Khameiny, NdR] n’est en mesure de l’annuler. » (via NCRI)
Le romancier avait vivement réagi contre les intégristes, alors que le monde découvrait les attentats perpétrés contre la rédaction de Charlie Hebdo. « La religion, une forme médiévale de déraison, lorsqu’elle est combinée avec l’armement, devient une menace pour nos libertés. Ce totalitarisme religieux a provoqué une mutation mortelle au cœur de l’islam et nous en voyons les conséquences tragiques à Paris, aujourd’hui. » (...)