Présente aux portes de l’ambassade de l’Equateur, la police britannique pourrait y pénétrer dans la journée pour arrêter de force Julian Assange. L’Equateur dénonce les menaces et ce qu’elle voit comme une violation du droit international.
(...) "le Secrétaire d’Etat ne peut donner ou retirer son consentement ou retirer l’acceptation que s’il est convaincu que le faire est admissible en vertu du droit international". (...)
Selon Head Of Legal, la loi impose par ailleurs de ne prendre en compte que des considérations "matérielles" pour décider de retirer l’autorisation d’un local, telle que des problèmes de sécurité, ou d’aménagement urbain. Or la seule présence d’un demandeur d’asile, quand bien même il serait recherché par la police, ne serait pas une condition suffisante pour justifier le retrait du statut diplomatique de l’ambassade.
Enfin, toute décision de retrait est susceptible d’appel. La procédure ne peut donc pas prendre quelques heures seulement. Et si la Grande-Bretagne décidait néanmoins de passer de force, elle créerait un précédent particulièrement troublant pour toutes les diplomaties du monde. La menace est déjà suffisamment troublante en elle-même...