Redoutant l’arrivée massive de Black blocs dans les manifestations des Gilets jaunes – ce qui avait aussi poussé Nicolas Florian à décréter Bordeaux « ville morte » -, la préfecture avait pris des arrêtés interdisant les manifestations du 30 mars 2019, dont une déclarée par Sud PTT. Le tribunal administratif de Bordeaux vient de juger que ce n’était pas une mesure « adaptée, nécessaire et proportionnée aux risques de troubles à l’ordre public ».
Le tribunal administratif de Bordeaux vient de juger illégaux deux arrêtés pris les 27 et 28 mars 2019 par la préfète de la Gironde en vue d’interdire tout défilé et cortège le samedi 30 mars, y compris une manifestation déclarée par Sud PTT. Plus d’un an après, la justice donne raison au syndicat, qui contestait ces « interdictions abusives » portant « atteinte aux libertés fondamentales ».
Dans son jugement rendu le 27 mai dernier, le tribunal administratif annule ces deux arrêtés et condamne l’Etat à verser 1 500 euros à SUD PTT Gironde. (...)
Sud PTT s’est félicité dans un communiqué de ce jugement. Il « démontre que notre organisation syndicale était pleinement légitime à appeler à manifester précisément pour préserver ce droit [de manifester], sérieusement mis à mal par des décisions autoritaire et, nous pouvons maintenant le dire : illégales ».