
Époque où l’on fait feu de tout bois. Aux villages thessaliens, comme dans les quartiers plus excentrés d’Athènes, de la tombée de la nuit et jusqu’au petit matin bien frais, la fumée ainsi que l’odeur du bois brûlé rendent l’atmosphère irrespirable. Ce n’est tout de même pas le... smog actuel que subissent les habitants de Paris. Car en Grèce (hors parfois le centre de la capitale), la circulation automobile... se réduit constamment depuis 2011. Enfin... la grande mutation ?
La journée du jeudi 8 décembre avait été en plus décrétée “jour de grève générale”... dans la digne lignée des luttes devenues symboliques, car même les (derniers) prétextes ne peuvent plus être sauvés, en tout cas, aucunement pas par cette manière. Quelques milliers de manifestants entre Athènes et les contrées suffisamment vidées du pays, aucune grève (possible) dans le secteur privé (hors chez les marins), une belle journée... finalement sans pluie.
Époque où l’on fait vraiment feu de tout bois et au soir du 8 décembre, cela dit, dans la stupéfaction générale, Alexis Tsipras par une allocution surprise à la télévision vient d’annoncer que “de manière exceptionnelle, il y aura un prochain versement immédiat d’une allocation spéciale pour les retraités qui perçoivent jusqu’à 850 euros de pension mensuelle. Alexis Tsipras a dit qu’environ 1,6 millions de retraités en seront les bénéficiaires, et le montant de cette indemnité exceptionnelle sera inversement proportionnelle au montant de la retraite perçue par les personnes concernées”.
“Ainsi, ceux qui touchent des pensions d’environ 800 euros par mois, ils recevront une allocation à hauteur de 300 euros. L’aide sera plus importante à mesure que la pension est réduite, et dans certains cas, cette aide dépassera même le montant (mensuel) de la retraite. Le budget nécessaire pour financer cette mesure exceptionnelle est de 617 millions d’euros. Au même moment, Alexis Tsipras a annoncé la suspension de l’augmentation de la TVA pour les îles du Nord et l’Est de l’Égée, particulièrement concernées par les flux migratoires récents”, presse grecque, à l’instar de “Kathimeriní” du 9 décembre. Un... cadeau ? (...)