
oici une semaine, l’Ecosse a failli ébranler le Royaume-Uni et l’Europe. Mais le référendum a rejeté l’indépendance. Il est utile de revenir sur l’analyse de ce vote. Un résultat surprenant est qu’il renforce largement le parti écologiste.
(...) Alison Johnstone, la députée, tout aussi enthousiaste malgré la défaite, ajoute : « Ce que j’ai vu dans cette campagne, c’est une politisation massive et jamais vue de la société écossaise. Les citoyens, des plus jeunes [l’âge minimum pour voter avait été abaissé à 16 ans] aux plus âgés, se sont retrouvés à prendre la parole lors de débats publics, et beaucoup en étaient les premiers surpris. Les gens ont compris que la politique n’était pas quelque chose que les politiciens imposaient au reste de la population, mais qu’au contraire, ils avaient le devoir de s’en saisir.
Nous les Verts, nous avons expérimenté une dynamique similaire d’apprentissage : le référendum nous a forcés à aller à la rencontre de l’ensemble de la société, de sortir de notre zone de confort ». (...)
les écologistes écossais ont beaucoup de choses à dire : institution d’une république avec un chef de l’Etat élu, maintien dans l’Union Européenne, abandon des armes nucléaires ou encore création d’une compagnie pétrolière étatique pour mettre en place la transition énergétique, sont des projets qu’ils estiment plus facilement atteignables en se séparant de l’Angleterre, du Pays de Galles et de l’Irlande du Nord. « Pour, nous l’indépendance n’a jamais été un objectif en soi » rappelle Alison Johnstone. (...)