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Greek Crisis
De la guerre
Article mis en ligne le 6 octobre 2016
dernière modification le 5 octobre 2016

Octobre déjà. Été indien à Athènes, nos touristes apprécient. Sur leur chemin de la découverte de la ville et de son splendide histoire ils n’ont probablement pas croisé les retraités Grecs... aspergés de la chimie policière habituelle lors de leur énième manifestation au centre-ville. Écœurement, mort lente, désarroi, la (pseudo) Démocratie et la Gauche étant déjà mortes (aussi) avec SYRIZA, le lustre ne tient même plus, en dépit des convulsions du cadavre politique d’Alexis Tsipras.

“Le Premier ministre lui-même est en colère”, d’après les medias du jour, “il vient de remettre son ministre de l’intérieur à sa place ; conséquence, les forces de l’ordre ne feront plus usage de leur arsenal chimique lors des manifestations”. La presse syrizocompatible (“Quotidien des Rédacteurs”, “To Pontíki” entre autres) se suppose rester à la hauteur... redorant Tsipras, peine perdue.

Dimanche 2 octobre, le quotidien SYRIZA “Avgí” a publié un sondage faisant apparaître entre autres que 90% des personnes interrogées se déclarent largement insatisfaites du fonctionnement du gouvernement et 80%, de celui du parti de la Démocratie. En plus, il ressort que 85% des sondés estiment que le pays suit une voie erronée, tandis que pour 73% d’entre eux, les migrants ne pourront pas être intégrés dans la société grecque. (...)

Les chiffres tombent, c’est-à-dire les habitants de ce beau pays. On apprend ainsi que 35,7% de la population est en danger de pauvreté, 21,4% de cette même population vit déjà sous le seuil de pauvreté (9.475€/an pour une famille de deux adultes et de leurs deux enfants) et 44% des retraités survivent sous le seuil de pauvreté (665€) suite aux 13 diminutions successives de leurs pensions depuis 2010 (dont la plus récente date du 1er octobre 2016), perte allant de 20 à 50%, tandis que 52% des foyers modestes n’ont en réalité comme revenu pour s’y accrocher... que celui des parents (et des grands-parents) retraités, (Statistiques de Grèce-ELSTAT, quotidiens “Kathimeriní”, 23/06/2016 et “Imerisía” du 28/09/2016). (...)

Été indien ou pas, nos retraités et vendeurs de billets de loterie ex-nationale car privatisée, sont désabusés, ils errent en ville sans trop de résultats. L’effondrement de la classe moyenne grecque concerne bien 70% de la population, les classes populaires sont comme on dit laminées, seul un (pas tout à fait) certain 20% des Grecs de la douce Hellade tient-il encore sa tête hors... de l’eau empoisonnée de la dite “crise”. (...)

Nous appréhendons donc la... juste fin des anicroches historiques qui sont les nôtres, dans cette (peut-être) ultime hystérie du capitalisme irrationnel (car... quelque part humain), désormais débarrassés des illusions pseudo-démocratiques, tout comme de l’importance supposée des scrutins organisés en trompe-l’œil, technique comme on sait picturale autant que politique, destinée à jouer sur la confusion de la perception du spectateur, c’est-à-dire, celui qui n’agit pas en réalité sur le cours des événements... sauf parfois exception. Été indien... avant l’hiver. (...)

Le pays... réel est en mis en vente et souvent il est à céder. TOUS les biens publics de l’État Grec sont cédés pour une durée de 99 ans à l’hyper Caisse pilotée par la Troïka élargie, une sorte de ‘Treuhand’ de nom complet ‘Treuhandanstalt’ (littéralement en français : “Agence fiduciaire”), s’agissant de l’organisme de droit ouest-allemand chargée de la privatisation des biens de la République démocratique allemande (RDA) après la réunification du pays.

Et c’est le “gouvernent” Tsipras qui a signé un tel acte (Mémorandum III)... sa fin (...)

le gouvernement Tsipras est le plus haï des Grecs depuis peut-être près d’un siècle, ce n’est plus du mécontentement qu’il s’agit mais... de la haine. Sauf que la haine... est rarement très constructive paraît-il.

Heureusement que parfois nous nous mettons à philosopher... ou à bien à rigoler, devant l’énormité alors mondiale des escroqueries allemandes (et plus largement financiocrates), suite à l’affaire des pourritures et autres toxicités connues (en réalité depuis longtemps), entre la Deutsche Bank, et plus amplement, l’agonie évidente de l’Empire européiste, il était enfin grand temps. (...)

Nous nous attendons au pire, comme nous attendons... la (possible ?) guerre (en plus de la guerre économique que nous subissons plus que les autres peuples en Europe), surtout maintenant que la Turquie méta-Kémaliste d’Erdogan vient officiellement de mettre en cause la stabilité des frontières issues du Traité de Lausanne, veille histoire.

Octobre déjà. Été indien à Athènes, nos touristes apprécient, tout comme nous... nos animaux adespotes (sans maître) en rigolent !