
Temps périssables, instants instables, aussitôt fuyants. Accélération de l’histoire. Pour les Grecs, 2009, relève déjà de cette lointaine tranche de l’ultime période... d’avant-guerre, en écartant tout scénario de possible retour en arrière. Ce blog, Greek Crisis, vient aussi d’avoir... cinq ans. Anniversaire certes ainsi vécu, toutefois, loin de tout esprit dit “de fête”. Car il n’y a rien à fêter de la sorte, sinon, l’humble contribution de ce blog au réveil des consciences. Espérons-le en tout cas.
Je n’avais jamais imaginé que plus de cinq années après ce 24 octobre 2011, date de ma première... épitaphe numérique ainsi gravée sur ce blog, le... besoin de Greek Crisis se ferait toujours aussi criant et autant d’actualité. Mes intuitions se sont avérées hélas fort justes, la dite “crise grecque” est en réalité une guerre, entreprise contre le peuple grec, détruisant sa souveraineté, minant même son existence.
Une guerre... exemplaire, faite aussi... pour l’exemple par le passage rapide vers le dernier méta-monde Occidental du... déjà si court, 21ème siècle. (...)
J’ai toujours soutenu (dès les débuts de ce blog), que du point de vue géopolitique et anthropologique, l’Euro n’est pas “simplement” une monnaie, mais bien davantage, une arme de destruction massive. Pour le dire (presque) autrement, l’euro c’est un important vecteur de “culture de guerre”, comme on sait il est symboliquement édifié à la manière d’un... sanctuaire triomphant, sur l’ossuaire précisément des dernières (pseudo)démocraties occidentales que nous n’avons pas su défendre bien à temps. (...)
Je ne sais pas si le destin géopolitique restera bien longtemps (exactement) commun, entre la Grèce, et les autres territoires occupés car administrés par l’Eurozone germano-élitocrate.
J’écris cela parce que toutes mes observations et autant intuitions d’historien et d’anthropologue, me conduisent à redouter le pire pour la Grèce. Le pire, jusqu’à entrevoir la volonté de la part des fabricants de... la Grande géopolitique, à faire disparaitre (complètement) l’entité étatique et territoriale de la Grèce actuelle (c’est presque fait accompli à travers les évidences). (...)
. Mais il n’y a pas que l’Euro... engagé dans la bataille. D’après mes amis, habitant les îles de Lesbos et Chios, le chaos savamment organisé au moyen de l’arrivée programmée des migrants et des refugiés porte... ses fruits. “Nous subissons tous les jours les attentes à nos biens, les violences envers nous, parfois, des incendies... par les migrants. Ils pénètrent dans nos maisons, ils brisent les vitrines, ils deviennent incontrôlables. Ils sont près de six mille pour de structures faites pour accueillir mille personnes. Nos politiciens locaux, nos maires, s’illustrent dans l’art à nous faire admettre la situation comme étant définitive. ‘Que faire d’autre ? C’est notre nouvelle réalité, il faut vivre avec’, nous disent-ils, cependant avec prudence. C’est exactement ce que le ‘gouvernement’ applique et impose en ce moment car il est aux ordres.”
“Et n’en parlons pas, du rôle des ONG financées directement par l’UE et par de gens comme Soros. Ils paradent fiers de l’être, méprisants et affichant de manière ostentatoire leur pouvoir sur nos pauvres autorités, et par la même occasion, leur vie de nababs du moment, hôtels et voitures de luxe, se comportant en véritables administrateurs coloniaux. Nous autres ici, nous haïssons ces gens comme nous haïssons nos politiciens ; mais ceux que nous n’haïssons cependant pas, ce sont les migrants, car eux, tout comme leur sort... devient le moyen utilisé par les Grands pour atteindre leurs buts, c’est-à-dire, détruire notre pays. Sauf que nous ne savons pas encore comment réagir efficacement face à cette situation, surtout sans nous tromper de cible...”, témoignage de mon ami G. de Chios, joint par téléphone. Voilà pour les mentalités grecques... bien crues par les temps qui courent. (...)
Voilà que tout se précise dans la géopolitique de la Grèce, prétendument subissant seulement la crise économique et l’austérité, pays aux frontières désormais contrôlées par la nébuleuse d’Euro-corps et assimilés, et en plus, celui des ONG, véritables administrateurs coloniaux à Lesbos, Chios, Samos entre autres îles, c’est de facto la création d’une zone tampon en mer Égée (si chère à la politique néo-Ottomane de l’actuelle Turquie), où l’État... d’Athènes, n’a plus en réalité le contrôle de ses frontières, de son territoire, de la composition de sa population... enfin, de son avenir.
Zone tampon, ou (aussi) peut-être, futur théâtre d’opérations militaires d’envergure ou pas, entre l’Otan et la Russie ?
Mes amis sur place, ainsi que quelques radio, ces dernières semaines plus ouvertement, font état par exemple (radio Realfm au matin du 2 novembre) “d’un certain nombre de camions militaires d’origine inconnue, bourrés d’électronique (spécialisés dans la guerre de ce genre d’après les témoins oculaires qui en savent alors davantage sur ce genre... d’aide humanitaire), circulant librement... mais camouflés (sans inscriptions ni emblèmes) à Lesbos, et que la Police tout comme les autres... autorités grecques auraient ainsi reçu l’ordre de fermer leurs yeux, ainsi que d’avaler toute leur langue... et la salive avec”, (cité de mémoire). (...)
Temps d’hiver en vue. À Athènes on s’y prépare... ailleurs également. Plus le temps passe, plus je me dis que l’Euro (pour ce qui est de la Grèce en tout cas), participe à une guerre mais il n’est pas son seul moyen, ni son unique arme. Il n’y a qu’à considérer la dite “crise des migrants” par exemple pour se faire une idée du chaos ainsi savamment mis en place ; histoire sans doute de recomposer, durant et surtout après le moment crucial et paroxysmique de la guerre (plus globale amis éclaté sur plusieurs fronts) en cours.
Et de ce moment crucial, me semble-t-il, nous serions bien proches. La Grèce, un peu comme l’Ukraine, appartient ainsi à cette zone géopolitique et culturelle (orthodoxie) qui se trouve déjà en première ligne de la redéfinition (bientôt par les armes ?) des rapports de force, entre les BRICS et la coalisation occidentale (supposons qu’il en a seulement une !).
Ces derniers jours, ceux du “gouvernement grec” ont reçu en visite officielle et dans l’ordre chronologique, Jean-Marc Ayrault (25/10), puis, son homologue russe, Sergueï Lavrov (02/11). Inutile de se faire vraiment une idée du contenu des pourparlers... en lisant la presse. (...)