Nos députés et sénateurs, emboîtant le pas à MM. Bataille et Lenoir, s’interrogent depuis novembre 2012 sur les alternatives à la Fracturation hydraulique, cherchant un moyen de contourner la loi et de délivrer, au mépris du risque climatique, sanitaire, social et environnemental, les Hydrocarbures non conventionnels que la nature a pris soin de piéger dans la roche.
Jeudi 18 avril prochain, dans le cadre de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques, ils auditionneront1 des « spécialistes » du sujet. Un débat univoque qui ne prendra en compte que les aspects de « technique technicienne ».
Ouvert à la presse, mais pas aux associations et encore moins aux collectifs citoyens, cet exercice exclut surtout les scientifiques qui pourraient donner un utile contrepoint à une réflexion tronquée et volontairement orientée. Absents donc les toxico-chimistes, hydrogéologues, spécialistes de la santé, mais aussi des ingénieurs et techniciens développant et mettant en œuvre des solutions innovantes pour produire de nouvelles énergies de flux à faible impact environnemental. (...)
C’EST POURQUOI NOUS DENONCONS CETTE « AUDITION » dont les résultats prévisibles confèreront à ses participants une lourde responsabilité face aux risques majeurs et avérés liés à l’éventuelle Exploration et Exploitation des HNC1. Le cas échéant et le moment venu, nous citoyens, ne manquerons pas de rappeler cette responsabilité aux élus, devant les institutions civiles voire pénales de la République. (...)