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Le Monde
Climat : les pays riches surévaluent leur aide aux pays en développement, selon Oxfam
Article mis en ligne le 20 octobre 2020

L’ONG regrette que les financements climat soient trop souvent fournis sous forme de prêts et non de dons, et la faible proportion allouée à l’adaptation et aux pays les moins avancés.

Les financements climat, pierre angulaire des négociations climatiques, s’avèrent un dossier à la fois complexe techniquement et très sensible politiquement. L’idée de base est pourtant simple : les pays développés, historiquement responsables du dérèglement climatique, doivent aider les pays en développement à lutter contre ses effets ; les pays les plus pauvres polluent en effet peu mais paient le plus lourd tribut du réchauffement. Or, selon un rapport de l’ONG Oxfam, publié mardi 20 octobre, l’aide financière publique réellement fournie par les pays riches ne représenterait qu’un tiers des sommes qu’ils déclarent officiellement. (...)

« Les pays développés gonflent considérablement leurs efforts financiers en faveur des pays en développement », juge Armelle Le Comte, responsable climat d’Oxfam France. (...)

D’abord, parce qu’ils comptabilisent comme financement climat des projets dont seule une partie est réellement affectée à l’action climatique. Voire qui ne vont pas dans son sens, comme lorsque le Japon a déclaré plus de 700 millions de dollars de financements climat, en 2017-2018, en soutenant un projet de centrale à charbon au Bangladesh au motif qu’elle produit moins de gaz à effet de serre qu’une centrale de taille similaire grâce à une nouvelle technologie. « C’est aussi parfois une manière de repeindre en vert des projets de développement plus vastes, comme lorsque l’on construit une école en installant des panneaux solaires sur le toit et que cela devient un projet climat », explique Armelle Le Comte. (...)