Le Canada et le nord-est des États-Unis se sont réveillés mardi 18 janvier sous une épaisse couche de neige. Le Québec tente depuis plusieurs années de verdir son déneigement, au coût écologique pharaonique.
La facture salée du déneigement pour l’environnement
En quelques heures à Montréal, la plupart du temps, les grands axes sont libres et les plus petits suivent les jours d’après. Il faut dire que le budget municipal consacré au déneigement est gargantuesque (...)
Cette danse des déneigeuses a aussi un coût écologique monstre. Elles peuvent émettre près de 150 kilogrammes de CO2 en deux heures, soit l’équivalent d’une voiture citadine qui roulerait cinq fois plus de temps. Et lorsque la couche de neige est épaisse, les camions s’ajoutent. (...)
Les sels utilisés pour faire fondre la neige ne sont pas verts non plus. Ils sont considérés depuis 2001 comme des « substances toxiques » d’après la loi canadienne sur la protection de l’environnement, mais leur usage est toujours massif. (...)
Un rapport cité par le gouvernement du Québec soutient que 15 % des arbres le long des routes subissent des dommages dus aux sels de déneigement. Ils favorisent aussi la prolifération de plantes envahissantes le long des routes, comme les roseaux, très tolérants au sel, qui menacent la biodiversité des milieux humides. Par-dessus le marché, ils font vieillir prématurément les lacs et contaminent les puits. (...)
en 2020, Montréal appelait encore les chercheurs en renfort pour trouver un moyen plus propre de déneiger.
Il restera bien d’autres occasions cette année d’innover car chaque hiver, le Québec écope de six tempêtes de neige en moyenne. D’autres flocons sont prévus ce mercredi et un avertissement de froid extrême est annoncé, avec des températures en vue de -38 °C la nuit, dans l’ouest du Québec. Il faudra vite pelleter… et rentrer au chaud.