Parait qu’il y a une crise, mais soyons réaliste, si la crise ne profitait à personne il n’y aurait pas de crise. D’ailleurs, Stéphane Bailly, propriétaire d’un groupe de location et de vente de voitures (453e du classement de Challenges) ne nous le cache pas : « La crise, ce sont des difficultés pour les petits, mais ce sont aussi, souvent, des opportunités pour les gros. » Et, jamais, depuis 1996, année où Challenges a lancé son classement des “500”, leur fortune globale n’avait atteint de tels sommets.
(...) Ces fortunes sont le résultat du véritable hold-up de la rente sur le travail, et les bénéficiaires en sont conscients, un financier a eu des propos forts explicites sur le sujet : « si les gens savaient ce que l’on gagne on rétablirait la guillotine et les têtes valseraient sur les piques ! ». La richesse cumulée des 500 premières fortunes de France s’établit donc à 330 milliards d’euros, alors imaginez que l’on ponctionne ou taxe de 10% minimum ces fortunes soient 33 milliards. D’un seul coup le déficit prévu des retraites et de la sécu est presque comblé. Et cela juste en taxant 500 contribuables ! C’est dire le niveau de concentration de la fortune. A 20%, ce sont des écoles, des hôpitaux, de l’emploi, la relance de l’économie, et à 50%, on ne les mettrait pas pour autant sur la paille, il pourrait continuer à ne pas travailler pendant plusieurs générations. Et après les yeux dans les yeux, on a le culot de nous dire qu’il n’y a pas d’argent ! Et dire que parmi la population il y a des BDB pour plaindre ces pauvres riches !
Il n’y a jamais eu de crise, il n’y a qu’un pouvoir de la richesse et de l’autoritarisme, avec pour dogme la supériorité, les privilèges et les inégalités (...)