La concurrence internationale est telle que pour survivre, il faut soit s’adapter, soit disparaître. Bien ! Présenté comme cela, il n’y a aucune place au doute. Il n’y a rien à faire, la mondialisation ne peut être remise en cause : c’est une loi physique du même ordre que lorsque l’on lâche un caillou il tombe au sol. Il y a des forces que l’on ne peut remettre en cause. Sauf que la mondialisation n’est pas une loi physique, ni la volonté d’un vieil homme avec une barbe blanche : la mondialisation est du ressort de la décision des hommes !
Les donneurs d’ordres sont peu nombreux dans le monde, ce sont eux qui distribuent le travail et influent sur les logiques salariales. Les pays du sud produisent à bas prix, mais la majorité des usines qui fabriquent dans ces pays sont des usines occidentales, et 80% de leur production sont vendus sur les marchés des pays riches. La mondialisation est une chimère qui permet à certains de produire aux coûts les plus bas puis de vendre dans les pays où les gens ont les moyens d’acheter !
La mise en concurrence est organisée par les industriels eux même qui délocalisent une partie de leur production et qui ensuite la mettent en concurrence avec celle restée dans leur pays d’origine. Tout cela pour le plus grand malheur des salariés du Sud comme du Nord et le plus grand bonheur des actionnaires. Pour le capital le développement des pays du Sud ne doit pas supprimer l’exploitation d’une main d’œuvre bon marché, et doit continuer à faire pression sur les salaires des pays du nord. L’arnaque est parfaite, surtout que le monde ouvrier est loin d’être aussi uni que le monde des affaires !
L’ouverture des pays de l’Est et leur adhésion à l’union européenne ont été réalisées pour deux raisons (...)