L’activité humaine menace les lucioles et les vers luisants : c’est la conclusion d’une étude américaine sur plus de 2000 espèces dans le monde.
C’est un spectacle qui s’apprécie l’été, à la tombée de la nuit. Grâce à la rencontre de deux molécules, la luciférine et la luciférase, les lucioles et autres vers luisants éclairent la pénombre avec un soupçon de poésie. Au Japon, on consacre même des festivals entiers à leur observation. Mais les lucioles, comme d’autres insectes, subissent aussi les impacts de l’activité humaine. C’est ce que confirme une large étude auprès de 2000 espèces, publiée ce lundi par l’American Institute of Biological Sciences (AIBS) en collaboration avec 350 membres du Fireflyers International Network.
"Le déclin mondial des populations d’insectes a suscité une inquiétude considérable parmi les chercheurs et le grand public", indiquent ses auteurs en guise de présentation. Toutefois, et c’est point de départ de cette étude, tous les insectes n’ont pas été scrutés avec la même attention. Les lucioles et les vers luisants, en dépit de leur "charisme", n’avaient pas eu le droit à une analyse complète des menaces qui pèsent sur leur survie. C’est maintenant chose faite.
Victimes de la pollution lumineuse (...)
Celle-ci gênerait la capacité des mâles à repérer les femelles et leurs lumières. Et donc, à se reproduire. (...)
Les lucioles et vers luisants sont utiles au bon fonctionnement de la nature. En plus d’être des maillons de la chaîne alimentaire, amateurs d’escargots et autres limaces, ils sont aussi un "indicateur d’un environnement sain", indique Marcel Koken, biologiste au CNRS (Centre national de la recherche scientifique) et membre de l’observatoire des vers luisants et des lucioles qui n’a pas participé à l’étude. (...)