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Big Brother : le scandale Snowden remet 1984 et Orwell au goût du jour
FABIEN GRANIER - Cousin de CLÉMENT MÉRIC.
Article mis en ligne le 11 juin 2013

Le scandale plaît à l’Amérique, toujours prompte à s’indigner : la surveillance de l’ensemble du pays, par les systèmes de sécurité fait scandale. Verizon, société de télécommunication, aurait donc permis, si l’on se fie aux révélations de l’ancien employé de la CIA, Edward Snowden, de fliquer les citoyens. Au menu, écoutes téléphoniques, vérification des emails, traçage sur les réseaux sociaux, jusqu’à l’examen des mots clefs utilisés par les internautes. La CIA a fait un bon boulot...

Surveiller ses concitoyens et administrés, voilà qui va coûter cher au président américain. Ce qui est d’ores et déjà considéré comme l’une des fuites les plus importantes dans l’histoire étatsunienne, et portant sur la sécurité nationale, déborde d’ailleurs les frontières. En Europe, Angela Mekel a promis qu’elle demanderait des comptes à Barack et la vice-présidente de la Commission européenne, Viviane Reding interpellera le président le 14 juin prochain, à l’occasion d’une rencontre prévue à Dublin.

Alors, voilà que le chef du monde occidental se retrouve dans une position un brin délicate. S’être appuyé sur les réseaux de télécommunication de l’acteur Verizon, n’était pas la meilleure option a prendre. Plusieurs dizaines de millions de clients mis sur écoute, et des répercussions qui s’étendraient jusqu’aux grandes multinationales type Google, Yahoo ! ou encore Apple et Microsoft... voilà qui ne fait pas plaisir.

Surtout que ces dernières auraient pris part à la surveillance. Le tout a été mis en place au travers de la surveillance mise en orbite par la NSA, au travers de son programme PRISM. Les télécommunications sont étudiées, décortiquées... et la cote de popularité d’Obama, clairement malmenée. Évidemment, dans une société d’échanges numériques, on se doute bien qu’une pareille situation rappelle les sombres projections d’ouvrages de science-fiction, et 1984, de George Orwell en tête de liste.
(...)

Et pour nombre de consommateurs, c’est ainsi l’occasion qui fait le larron : les ventes de 1984 ont grimpé comme de petites folles, et l’on note un intérêt tout particulier pour le roman d’anticipation. En l’espace de quelques jours, l’éditeur du livre a réalisé que les ventes avaient fait de véritables cartons.