
(...) Sous l’épiderme de l’ordinaire des discussions, la victoire de Donald Trump s’efface déjà peu à peu, les contrariétés du survivalisme grec actuel, laissent finalement moins de place que prévu à la géopolitique du monde actuel. Derrière le stand des billets de loterie, deux acheteurs évoquent leurs achats de la semaine... de bois de chauffage, car depuis... que la modernisation imposée des mémoranda fait que dans près de la moitié des immeuble à Athènes, le chauffage central est à l’arrêt par manque de moyens.
(...) le discours du Président des États-Unis, prévue sur la Pnyx a été annulée toujours pour de raisons de sécurité.
La Pnyx, rappelons-le, c’est cette colline du centre d’Athènes, située à l’ouest de l’Acropole et surplombant l’ancienne Agora. Elle fut le siège de l’Ecclésia, l’assemblée des citoyens, qui y votait à main levée les lois et le budget, désignait les membres de la Boulê, et les magistrats. Sous l’Antiquité évidemment. Ce discours de Barack Obama, sera très probablement finalement prononcé dans une salle fermée, au sein d’une fondation culturelle privée, appartenant à un armateur. Ce transfert... sémantique et symbolique, tout comme les réalités qui lui son liées, a visiblement échappé aux journalistes. (...)
Petites joies et... grands drames. Comme ce matin où sortis de chez l’épicier du coin, nous nous sommes aperçus en rentrant que son sac plastique avait été percé, et que de ce fait... nous avons perdu à jamais une plaquette de beurre “de type de Corfou”, forte de 135 grammes, voilà ce qui peut sérieusement affecter le moral des Grecs... davantage parfois que l’élection ou l’échec de tel ou tel candidat à la présidence des États-Unis.
Nous avons ainsi fait tout le deuil de notre beurre perdu à jamais, lui... tout comme son argent ! Ce faisant, je me dis que le temps presse (toujours et encore) pour lancer une campagne de donations en faveur du blog ‘Greek Crisis’, pour donc tenir... en célébrant “l’incélébrable”, au terme de ses cinq années d’existence depuis octobre 2011. (...)
“Aporie”, en grec c’est une difficulté à résoudre un problème, un embarras... sans guère de choix. Pour Aristote, c’est une question qui plonge le lecteur ou l’auditeur dans le doute tout en le poussant à trancher entre ces deux affirmations, contradiction (insoluble) et embarras.
Cette même “Aporie” en grec, signifie autant le manque de ressources, le dénuement, la pauvreté, et le blog Greek Crisis, fidèle sur son poste (postmoderne), devient alors malgré lui... ce lieu de rencontre entre les deux acceptions du terme. Analyse alors complète ! (...)
Après Athènes, Barack Obama se rendra à Berlin, d’où (selon ces mêmes analystes internet et radios cette semaine), une éventuelle mise au point sur cette prétendue future diminution par effacement de la “dette grecque” (tout le monde sait qu’elle ne sera jamais remboursée), histoire d’offrir l’ultime pseudo-argument que Tsipras (comme ceux qui vont le succéder), iront formuler devant le peuple, sans plus convaincre il faut dire. C’est alors ainsi, que toute l’utilité de... Tsipras sera épuisée, son temps politique s’achèvera ainsi vers 2017. Info ou alors intox ? (...)