Le vendredi 24 Février, la CNT organisait une soirée de soutien dans ses locaux situé au 5 Place des Charrons, à Metz. Alors que tout se déroulait bien, la Police est intervenue pour un tapage. Le chef de patrouille a demandé à parler à un responsable de notre organisation. Le secrétaire régional de la CNT s’est présenté et a fait remarquer à l’officier qu’aucun tapage n’avait lieu et qu’il pouvait le constater par lui même.
L’officier a alors exigé les papiers d’identité de notre camarade. Celui ci lui a alors demandé le motif de ce contrôle d’identité tout en sortant ses papiers. C’est alors que sans motif, l’officier a déclaré : » y’en a marre on l’embarque ».
Le secrétaire du syndicat CNT des travailleurs de l’éducation sera également interpellé pour avoir osé dire au premier que l’avocat du syndicat allait être immédiatement contacté. S’en est suivi des propos inadmissibles tenus par l’officier : »je vais vous faire fermer votre syndicat de merde », « sales rouges », « connard de syndicalistes », « petit con, connard ». Il est a noté qu’à aucun moment, nos camarades n’ont élevé la voix ni insulté les policiers, pour preuve, aucune garde à vue n’a eu lieue suite à ces arrestations. Le chef de patrouille préférant mettre les deux militants de la CNT en cellule de dégrisement pour Ivresse Publique Manifeste.... un comble dans la mesure où se sont ces mêmes agents qui ont demandé à nos camarades de sortir. On peut dès lors supposer un piège. Le seul problème étant que nos camarades n’avaient pas bu, qu’il leur a été refusé un test d’alcoolémie ainsi que l’explication de leurs droits à l’hôpital devant le personnel hospitalier quelque peu interloqué par la situation. En effet, nos camarades ne savaient pas sous quel régime ils étaient placés. (...)