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Le Monde
Avec le réchauffement, des cyclones plus violents sont attendus
Article mis en ligne le 28 août 2020

Harvey, Irma, José et maintenant Maria : il est extrêmement rare de connaître quatre cyclones majeurs si rapprochés dans le temps et dans la même région.

Avant d’être frappé coup sur coup par Irma et Maria, l’arc des Antilles (ou les Petites Antilles) n’avait jamais été touché par un ouragan de catégorie 5, selon l’histoire récente de la météorologie – soit une centaine d’années. Généralement, les cyclones se renforcent plus à l’ouest, après être passés sur ces îles, une fois arrivés dans la mer des Caraïbes. En revanche, en une centaine d’années, l’Atlantique Nord a essuyé trente-trois ouragans de catégorie 5, dont onze se sont produits au XXIe siècle. Cette partie du monde a connu à six reprises des saisons marquées par au moins deux cyclones de cette puissance, dont trois fois dans les années 2000 : en 2005, 2007 et 2017.

Comment se forment les ouragans ? (...)

Quelles sont les conséquences du réchauffement climatique sur les cyclones ?

Selon les modèles scientifiques les plus précis, le nombre global de cyclones dans le climat futur devrait être stable. Mais, dans le même temps, on s’attend à une hausse des cyclones les plus intenses, qui s’explique notamment par l’augmentation des températures des océans. Des phénomènes plus puissants sont attendus, associés à des pluies plus intenses, d’environ 20 % supérieures aux moyennes actuelles. (...)

Peut-on facilement prévoir les ouragans ?

Les cyclones étant des phénomènes thermodynamiques, leurs évolutions sont précisément suivies, grâce à des modèles météorologiques et des observations satellites. On les repère dès la formation de la dépression et on peut suivre leur transformation en tempête ou typhon. L’élément difficile à prévoir est leur trajectoire précise et leurs changements rapides d’intensité. Les météorologues n’avaient ainsi pas anticipé que Maria double la force de ses vents en 24 heures, de 120 km/h à 240 km/h.