Depuis l’élection de Donald Trump, les élus républicains s’attaquent au droit de manifester, visant notamment les opposants aux projets d’oléoducs. Reporterre dresse un inventaire de ces projets de loi, dont l’une prévoit même l’impunité des conducteurs renversant des manifestants.
L’attaque contre un droit garanti par le premier amendement de la Constitution états-unienne est sans précédent. Mais depuis l’élection de Donald Trump, des législateurs Républicains ont introduit ou voté, dans au moins 18 États, des lois qui répriment les manifestations de masse. De la Virginie à l’État de Washington, les élus ont présenté des projets de loi pour accroître les sanctions contre les manifestants qui bloqueraient des autoroutes, pour interdire l’utilisation de masques pendant les manifestations, et pour indemniser les conducteurs qui blesseraient, avec leurs voitures, des manifestants marchant sur une route. Et même pour saisir les biens de manifestants qui auraient participé à une manifestation où des violences contre des biens se seraient produites.
Il y a eu, aux États-Unis, ces dernières années, une recrudescence de manifestations, qu’il s’agisse de défendre les droits des Noirs illégalement tués par des policiers (Black Lives Matter) ou de s’opposer à des projets d’oléoducs, comme le Keystone ou, récemment, le Dakota Access, où M. Trump vient de faire démanteler avec violence le campement des militants.
Facturer aux manifestants arrêtés le coût du service d’ordre policier (...)