➡️ Vendredi 23 décembre, un retraité d’extrême droite commettait un attentat raciste dans le 10ème arrondissement de Paris. Armé d’un pistolet semi-automatique et de plusieurs chargeurs, il abattait trois personnes et en blessait d’autres devant un centre kurde et dans plusieurs commerces kurdes, avant d’être désarmé et arrêté par les clients d’un salon de coiffure.
➡️ Il était ensuite arrêté en douceur par la police. L’individu revendiquait immédiatement un acte raciste auprès des policiers. Pourtant, depuis deux jours, ni les médias, ni les autorités ne parlent d’attentat, ni de terrorisme, ni d’un acte politique.
➡️ Le tueur avait déjà essayé de tuer des exilés en criant des phrases contre les étrangers en décembre 2021, attaquant des réfugiés soudanais à coups de sabre, trois jours après le grand meeting de campagne d’Eric Zemmour. Il avait aussi été condamné pour « violences avec armes » pour des actes commis en 2016. À aucun moment auparavant la justice ne l’a considéré comme malade mental ou irresponsable de ses actes.
➡️ Mais samedi soir, sa garde à vue a été levée en 24h. Le tireur a parlé d’une « haine pathologique » des étrangers et a donc été transféré dans une unité psychiatrique. N’importe quelle personne arrêtée pour un collage ou une manifestation prend davantage de garde-à-vue avant le début d’investigations ou expertises médicales.
(...)
Alors posons quelques questions : si le racisme est une maladie, pourquoi laisse-t-on la parole à Zemmour, Cnews et autres influenceurs d’extrême droite ?
Si demain, d’autres attaques racistes ont lieu, les responsables pourront-ils plaider la « folie » ?
Si les racistes sont « mentalement irresponsables », pourquoi ont-ils la parole dans tous les médias ? Cela ne semble pas permettre de les soigner.
À l’inverse, si le racisme est une opinion comme une autre, pourquoi déresponsabiliser un tueur qui dit avoir une « haine pathologique » des étrangers ?