« Ce week-end ouvrira le premier village jaune citoyen à Bordeaux. […] Malgré les efforts de ce gouvernement pour nous faire taire, nous continuons par tous les moyens possibles à faire entendre nos voix et celles de nos concitoyens. Depuis le 17 novembre, le gouvernement demande de nous structurer. Ce village est une forme d’expression pacifique et sera l’occasion pour tous de prendre part à nos échanges. La démocratie on en parle et on la fait. »
(...) Lors des trois derniers actes déjà, des assemblées citoyennes s’étaient tenues en fin de manifestation. Le rendez-vous du samedi s’inscrit donc dans la continuité, alors que « des assemblées ont lieu partout en Gironde depuis début décembre (...)
Tandis que le rassemblement du samedi a été déposé et accepté par la préfecture, celui du dimanche, en revanche, a posé problème. Alors que des discussions avaient lieu depuis plusieurs jours, la préfecture a finalement décidé d’interdire la tenue du village devant la Maison éco-citoyenne.
« Nous avons fait les choses dans les règles. La préfecture a enlevé le dimanche. On a pris acte, ce n’est pas grave. Nous nous adaptons et avons trouvé une solution de remplacement » explique l’une des organisatrices.
D’où le déplacement vers la rive droite, sur un terrain privé.
Avec cet évènement, certains espèrent passer de la structuration « très nucléaire » du mouvement qui a prévalu jusqu’à aujourd’hui, à quelque chose de « plus grand, dans l’unité ». L’assemblée nationale citoyenne de Commercy, qui s’est tenue dans la Meuse fin janvier, est également citée comme référence, alors que le prochain rendez-vous national est fixé pour début avril à Saint-Nazaire.