Ça y est, c’est la rentrée. Mélenchon a mis les pieds dans le plat et dézingue sévère les cent premiers jours du règne Hollande… Pourtant Mélenchon n’est pas dans l’exacte vérité. Pas plus que le vote pro Hollande n’avait été « insurrectionnel », les cent premiers jours de sa gouvernance n’ont été ni « creux », ni « vides ». Bien pire, ils ont été calamiteux.
Orchestrée par Montebourg, la réaction socialiste à la critique mélenchonienne a été à la hauteur de l’attitude du gouvernement Ayrault : lénifiante. Pour Montebourg, on ne redresse pas un pays en cent jours, mais « au moins en cinq ans ».
Si le redressement du pays est une course de longue haleine, il faut au moins ne pas se louper au départ. La situation de crise imposait d’entrée des remèdes énergiques et des signes vigoureux. Au lieu de ça, nous n’eûmes droit qu’à quelques placebos, à des atermoiements d’autruche et à des coups de menton aussi puérils que déplacés. (...)