Dans le sud du Liban, le cessez-le-feu existe sur le papier. Sur le terrain, la guerre continue.À Tibnine, une ville située à la lisière de la zone tampon établie de facto par l’armée israélienne, qui compte maintenant plus de 600 kilomètres carrés au Liban, et où plus d’une soixantaine de villages a été rasée, les habitants vivent au rythme des drones et des explosions. Dans cette ville qui a subi d’importants dégâts, le quotidien reste suspendu à quelques centaines de mètres de la ligne de front.
(...) À Tibnine, il y a d’abord ce bruit. Le bourdonnement permanent des drones qui tournent au-dessus de la ville. Un son devenu quotidien et qui rappelle que la guerre est toujours là.
« C’est tracassant dans le sens qu’il peut taper n’importe quoi », explique le maire franco-libanais Nabil Fawaz. « On est dans un contexte qui ne tient pas la route. Je vous fais regarder quelque part, vous allez voir le drapeau israélien. Je vais être très franc, on a un problème à ce niveau. Là où ils rentrent, ils détruisent tout et ça, ce n’est plus permis. » (...)