Deux jours de discussions « hautement productives » sur l’avenir de Gaza se sont achevés ce mercredi 1er juillet à Chypre, assure l’instance palestinienne chargée d’administrer provisoirement la bande de Gaza dans le cadre du plan de Donald Trump pour mettre un terme à la guerre. Les discussions ont porté sur les efforts visant à « soulager la souffrance » des habitants sur les plans de reconstruction, de sécurité et de gouvernance. En attendant, sur place, l’armée israélienne poursuit son grignotage territorial. Dans l’enclave palestinienne, la « ligne jaune », censée marquer la trêve, avance chaque jour un peu plus.
Aux abords de terres agricoles et de fermes désormais désertées, une femme anonyme passe avec sa fille. Elle n’occupe sa maison en plein champ que la nuit venue. « On a beaucoup plus peur qu’avant. C’est horrible de devoir abandonner sa maison », raconte-t-elle.
À Gaza, la ligne jaune n’est pas indiquée partout. Mais un bloc jaune est apparu du jour au lendemain. Des pelleteuses qui s’affairent et des habitants tués sont autant de signes que cette « nouvelle frontière » – telle que l’a décrite le chef de l’armée israélienne – se rapproche.
« Au début, on pouvait à peu près bouger dans un périmètre suffisant. Mais maintenant, on reste bien autour de chez soi. On ne peut même pas aller au village d’à côté. Plus ces "zones jaunes" se rapprochent, plus on se sent sous surveillance. On est anxieux. On ne peut pas vivre normalement. La menace est permanente. On entend le bruit des tirs sans savoir d’où ça vient », témoigne Mohamed el Najjar, ancien maire de Maghazi. (...)
Censée être temporaire, la ligne jaune s’étend vers l’ouest et s’hérisse de fortifications. Une violation du droit international autant que des termes du « plan de paix » de Donald Trump.