Un expert de l’ONU et 40 ONG épinglent la Suisse pour le renvoi forcé de migrants au Burundi. La confédération helvétique est l’un des rares pays d’Europe à appliquer les retours forcés dans les pays qu’elle juge sûrs. Or pour le Burundi, elle se fonde sur une évaluation caduque, alors que le pays pratique la torture, selon les associations de défense des droits de l’Homme. Onze ressortissants du pays aux mille et une collines, dont une famille avec enfants, ont ainsi été renvoyés chez eux le mois dernier.
Éric (prénom d’emprunt) a fui le Burundi après avoir été torturé en prison pour s’être opposé à la milice locale des Imbonerakure. "Dans le service de renseignements j’ai été incarcéré pendant trois semaines. J’ai subi des tortures physiques et les tortures sexuelles", témoigne-t-il.
Installé depuis 2022 en Suisse, où la justice l’a débouté de sa demande d’asile, Éric risque l’expulsion à tout moment. (...)
Fuir le pays, un acte de déloyauté pour le régme burundais (...)