L’Afrique du Sud a rapatrié 2 745 étrangers dans la semaine qui a suivi la promesse du président Cyril Ramaphosa de durcir la lutte contre l’immigration illégale, a annoncé dimanche 14 juin le ministre de l’Intérieur du pays.
Le président Cyril Ramaphosa avait reconnu les inquiétudes concernant l’immigration illégale, mais avait averti que les autorités ne toléreraient pas que quiconque se fasse justice lui-même. Le gouvernement a précisé que la plupart des personnes rapatriées était des immigrés illégaux.
Le pays est en proie à des manifestations xénophobes depuis quelques mois.
Les récents pillages de commerces et attaques visant des étrangers ont poussé des citoyens du Nigeria, du Malawi, du Ghana, du Zimbabwe et du Mozambique à accepter un rapatriement volontaire organisé par leurs gouvernements. (...)
Nous tenons également à rappeler que les droits constitutionnels s’accompagnent d’obligations et de responsabilités. L’une d’entre elles consiste à manifester pacifiquement et à éviter la violence et l’anarchie dans l’exercice de ces droits. Nous avons constaté avec inquiétude que certains citoyens s’obstinent à procéder à des contrôles d’identité et à d’autres mesures de contrôle de l’immigration. Ces agissements sont illégaux et doivent cesser immédiatement. Toute marche ou manifestation prévue doit se dérouler dans le respect de la loi. ( La ministre de la justice, Mmamoloko Kubayi)
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