S’il n’est pas le thème de préoccupation numéro un des Français, l’immigration apparaît régulièrement dans le top 5 des enquêtes d’opinion. Elle devrait une nouvelle fois occuper une place incontournable lors de la campagne présidentielle de 2027. Outre les sondages, il suffit de lire ou d’écouter les différents candidats : quel que soit leur bord politique, ils se positionnent tous sur le sujet, à un an du scrutin.
Comme bien souvent, les positions les plus dures se trouvent à droite et à l’extrême droite, où l’on entend faire de l’immigration un thème majeur, conformément aux attentes de leur électorat. À commencer par le Rassemblement national, où Jordan Bardella et Marine Le Pen évoquent déjà l’organisation d’un grand référendum sur le sujet en cas de victoire. Il s’agirait de sanctuariser, dans la Constitution, le fait que l’immigration relève exclusivement de la compétence nationale. S’y ajouteraient des mesures très classiques au RN : suppression du regroupement familial, instauration d’une priorité nationale pour le logement et les allocations.
Le référendum est une promesse qui a aussi la cote chez les concurrents. (...)
Il existe des positions plus radicales encore. Chez Reconquête !, on entend, comme en 2022, faire campagne sur la théorie complotiste du « grand remplacement ». Le très probable candidat Éric Zemmour compte se passer d’un référendum et vante, lui, la « remigration », c’est-à-dire le renvoi dans leur pays d’origine d’une partie des immigrés déjà présents en France. L’ancien journaliste ne parle plus d’« immigration zéro », mais d’« immigration négative ». (...)
Le centre et le centre droit, le choix du pragmatisme ? (...)
Une question migratoire qui traverse aussi la gauche (...)
La France insoumise, sans doute le parti le plus favorable à l’immigration, promet des régularisations massives de sans-papiers, la création d’un statut de réfugié climatique, ou encore la mise en place de routes migratoires en Méditerranée.
De quoi alimenter un débat qui, toutefois, ne s’est encore jamais imposé comme le grand thème d’une présidentielle. Pas sûr qu’il le devienne en 2027, face à d’autres sujets majeurs : les crises internationales, le pouvoir d’achat ou encore les retraites.