Le scandale des violences sexuelles dans le périscolaire parisien continue à provoquer des réactions. Ce jeudi 28 mai, l’Unicef a dénoncé un « système français défaillant », accusé de réagir uniquement après les faits sans véritable politique de prévention. Depuis le début de l’année, 78 agents du périscolaire ont été suspendus. Pour l’agence des Nations unies, ces affaires révèlent des failles structurelles bien au-delà du seul cadre scolaire.
L’Unicef appelle à changer d’approche : prévenir plutôt que guérir. L’organisation plaide pour une meilleure formation des parents, des enfants et des institutions afin d’anticiper les violences. Dans le secteur du périscolaire, cette prévention doit commencer dès le recrutement, explique Jodie Soret, membre d’Unicef France.
« Dans le périscolaire, il nous semble crucial de renforcer l’attractivité de ces métiers qui ne sont pas suffisamment considérés, pas suffisamment formés. Et c’est aussi pour ça que les taux d’encadrement ne sont pas suffisants pour prendre en charge les enfants », souligne-t-elle. (...)
Remettre l’enfance au centre du débat
Pour l’agence des Nations unies, les violences faites aux enfants ne se limitent pas au périscolaire. Les récents scandales dans les crèches ou encore l’affaire Bétharram témoignent, selon elle, d’un dysfonctionnement global qui nécessite une prise de conscience collective. (...)
La directrice d’Unicef France, Adeline Hazan, estime de son côté que cette nouvelle affaire doit permettre de replacer la question de l’enfance au centre du débat public, à l’aune de l’élection présidentielle de 2027.
crédit image : UNICEF, Public domain, via Wikimedia Commons