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France24
Un complot visant l’enlèvement d’une gouverneure déjoué par le FBI
Article mis en ligne le 11 octobre 2020

Treize hommes, liés à un groupe américain d’extrême droite, sont accusés d’avoir conspiré pendant des mois pour enlever la gouverneure démocrate du Michigan, Gretchen Whitmer, une farouche opposante à Donald Trump, et pour déclencher une "guerre civile", selon le FBI.

L’enlèvement d’une gouverneure et une "guerre civile" ont pu être évités, selon le FBI. Pendant des mois, 13 conspirateurs complotaient un plan pour enlever la gouverneure démocrate du Michigan Gretchen Whitmer, une farouche opposante à Donald Trump, et déclencher une "guerre civile". Ces hommes liés à un groupe américain d’extrême droite ont été inculpés après que le FBI eut déjoué leur complot grâce à des informateurs et à des agents infiltrés.

Six des conspirateurs, considérés comme des "extrémistes violents" par le procureur du district Ouest du Michigan, Andrew Birge, avaient prévu de kidnapper Gretchen Whitmer avant l’élection présidentielle du 3 novembre puis de la "juger" pour "trahison", selon l’acte d’accusation rendu public jeudi.

Sept autres hommes associés au groupuscule local "Wolverine Watchmen" ont également été arrêtés et inculpés pour avoir planifié "une opération en vue d’attaquer le bâtiment du Capitole et kidnapper des responsables du gouvernement, dont la gouverneure", a ajouté la ministre de la Justice du Michigan, Dana Nessel. Ces miliciens ont également "proféré des menaces de violences pour provoquer une guerre civile", a expliqué Dana Nessel. (...)

L’enquête a débuté au début de l’année quand la police fédérale "a appris sur les réseaux sociaux qu’un groupe d’individus parlait de renverser par la violence certaines composantes du gouvernement et des forces de l’ordre", selon l’acte d’accusation. (...)

Gretchen Whitmer avait décrété à la mi-mars des restrictions parmi les plus sévères du pays pour freiner l’épidémie de coronavirus dans son État du nord des États-Unis, à l’époque l’un des plus touchés par le Covid-19.

Elle est alors devenue la cible régulière d’attaques de Donald Trump, qui avait dans un tweet appelé à "libérer le Michigan". (...)

Fin avril, des manifestants armés étaient même entrés dans le Capitole, le siège du gouvernement de l’Etat, pour exiger l’assouplissement des mesures sanitaires.