Cette publication de SOS MEDITERRANEE a pour but de faire le point sur les évènements qui se sont déroulés en Méditerranée centrale au cours des deux dernières semaines. Il ne s’agit pas de livrer une revue exhaustive des faits, mais plutôt de fournir des informations sur l’actualité de la recherche et du sauvetage dans la zone où nous opérons depuis 2016, sur la base de rapports publiés par différentes ONG et organisations internationales ainsi que par la presse internationale.
Un nombre de morts important, des centaines de personnes disparues ou ramenées de force en Libye
Cette année encore, le mois d’août a été particulièrement meurtrier sur la route maritime migratoire la plus dangereuse du monde. Selon plusieurs rapports des ONG œuvrant dans ce domaine, de nombreuses embarcations de fortune ont été signalées en détresse en Méditerranée centrale, et leurs messages de détresse n’ont reçu que très rarement des réponses des autorités maritimes, ou bien des réponses extrêmement tardives. Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), 69 personnes sont mortes en tentant la traversée au mois d’août.
Des bateaux de commerce et d’ONG immobilisés : les survivants abandonnés en mer (...)
Le mois dernier, les Etats ont franchi un nouveau cap dans le mépris de leurs obligations en terme de droit maritime en ce qui a trait à la recherche et au sauvetage en Méditerranée centrale. Les difficultés subies en mer par les navires ayant secouru des personnes en détresse et ne pouvant pas débarquer les rescapés se multiplient depuis plus de deux ans. Elles touchent aussi bien les ONG que les navires de commerce. Des rescapés vulnérables sont abandonnés pendant des jours ou des semaines dans des conditions précaires : un bateau ne peut pas être considéré comme un lieu sûr durable pour les personnes secourues. (...)