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MRAP
Pour une sanction plus sévère des policiers auteurs d’injures racistes non publiques
Article mis en ligne le 9 septembre 2021

(...) La plupart des messages publiés vont au-delà du supportable : « bougnoules », « nègres », « fils de pute de juifs », « C’est une PAN [pute à nègres] », « sa propre mère est une pute à bougnoules, son beau-père est un algérien. Pas étonnant qu’elle en soit devenue une », « fils de pute de singe », « Ce type a rien à foutre dans la police il devrait être agent de sécurité. Au moins il ferait de la sécurité à la noir ».
Cette affaire illustre les défaillances du dispositif légal actuel, qui ne permet pas de sanctionner plus lourdement les injures racistes proférées dans un cadre privé par une personne dépositaire de l’autorité publique alors qu’il s’agit en toute logique d’une circonstance aggravante pour nombre de délits, dont les injures racistes publiques.

Rien ne justifie que ce ne soit pas aussi le cas lorsque les faits contraventionnels ont été commis par des policiers à raison de l’origine ou de la religion.
Le MRAP dénonce cette incohérence et appelle à une modification des textes afin que ce type de faits, d’une gravité extrême, ait la place qu’ils méritent dans l’échelle des infractions pénales. Les policiers ont un devoir d’exemplarité et sont tenus de respecter les lois républicaines dont ils sont censés être les représentants. (...)

Lire aussi :

Les policiers racistes de Rouen s’expliquent (...) (...) devant le tribunal d’Évreux : des amendes requises
Rouen/Évreux. En poste au palais de justice de Rouen, trois fonctionnaires de police révoqués, un élève gardien de la paix exclu et un adjoint de sécurité dont le contrat n’a pas été renouvelé s’expliquaient vendredi 3 septembre 2021 devant le tribunal de police suite à des propos racistes à l’endroit de collègues dont deux d’origine africaine. (...)

S’ils ont échappé à une poursuite pénale susceptible d’une peine d’emprisonnement, la sanction professionnelle et administrative prononcée en 2020 leur a rappelé combien leurs propos racistes, homophobes, sexistes et antisémites étaient impardonnables. Mais ils n’en avaient pour autant pas fini avec la justice.

Onze policiers dans la boucle (...)

le procureur adjoint Christophe Salort, comme les parties civiles, demande des amendes allant de 150 à 1 000 €. Le tribunal s’accorde plusieurs semaines de réflexion : il rendra sa décision le 5 novembre.