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RFI
Espagne : le Premier ministre Pedro Sanchez dément toute « corruption généralisée » autour de lui
#Espagne #corruption
Article mis en ligne le 25 juin 2026

Pedro Sanchez a fermement démenti mercredi 24 juin toute « corruption généralisée » autour de son gouvernement et du parti socialiste, le PSOE, devant les députés. Le Premier ministre espagnol a été contraint une nouvelle fois de défendre son action face à la multiplication des affaires judiciaires visant ses proches.

Le chef du gouvernement espagnol, un des rares dirigeants de gauche en Europe, s’est exprimé dans un discours solennel au Parlement à Madrid, pour s’expliquer, à sa demande, sur l’ensemble de ces enquêtes et procès qui s’accumulent et empoisonnent la vie de l’exécutif, fragilisé depuis des mois.

« Certains acteurs politiques et médiatiques essaient de tout mélanger, pour tout mettre sur le même plan et ainsi embrouiller les gens (et) créer un sentiment de corruption généralisée qui, je vous le dis, n’existe pas », a-t-il déploré dans l’hémicycle. « Je n’ai jamais été au courant, ni toléré aucune de ces pratiques », a poursuivi le dirigeant socialiste de 54 ans, défendant l’action de son gouvernement contre la corruption depuis son arrivée au pouvoir en 2018.

Cette année-là, une motion de censure avait fait tomber le gouvernement de droite d’alors, du conservateur Mariano Rajoy, empêtré dans des affaires de corruption. À l’époque, cette motion avait été défendue notamment par le député socialiste José Luis Ábalos, devenu ensuite ministre des Transports de Pedro Sanchez... et lui-même condamné lundi à 24 ans de prison pour corruption. (...)

« Nous sommes très sereins », a assuré Pedro Sanchez mercredi dans un discours interrompu à plusieurs reprises par les railleries des députés de l’opposition, reconnaissant toutefois que l’exécutif et le PSOE, qu’il dirige depuis 2017, n’étaient « pas parfaits », « pas infaillibles ».

Les enquêtes judiciaires touchant son entourage se sont accumulées ces dernières semaines, affaiblissant la fragile coalition gouvernementale. Deux jours avant la condamnation de José Luis Ábalos, la propre femme du Premier ministre, Begoña Gomez, s’était vue interdire de quitter l’Espagne dans le cadre d’une enquête la visant pour trafic d’influence, le juge Juan Carlos Peinado en charge des investigations disant craindre sa fuite à l’étranger avant son procès. (...)

L’avenir de la législature, censée prendre fin en 2027, s’est assombri depuis fin mai et des révélations concernant une officine présumée chargée au sein du PSOE d’interférer dans toutes ces affaires. Déterminé « à continuer » à la tête du gouvernement encore un an, le dirigeant socialiste a répété n’avoir « jamais » eu connaissance d’une telle cellule, dans ce dossier explosif. (...)