La municipalité a fait le choix depuis longtemps de ne pas créer de police municipale. Quant aux caméras de vidéosurveillance, elle y croit peu et préfère miser sur la prévention de la délinquance. Une exception dans les Hauts-de-Seine.
(...) choix politique, il y a longtemps, de n’avoir ni police municipale ni vidéosurveillance généralisée dans cette commune qui compte près de 70 000 habitants. Un choix détonant à l’heure où pratiquement toutes les villes s’y mettent (30 communes sur 36 ont une police municipale et des caméras de vidéosurveillance dans les Hauts-de-Seine), même les villes communistes, et rivalisent d’originalité pour recruter des agents.
« C’est un parti pris sans pour autant que ce soit dogmatique. On est très pragmatique en matière sécuritaire », explique Thierry Lefèvre, premier adjoint au maire (UDI) en charge de « la prévention-sécurité ». Un intitulé qui résume d’ailleurs bien le point de vue sur la question.
L’opposition approuve
Issy-les-Moulineaux a été la première ville d’Ile-de-France à signer un contrat local de sécurité en 1998 qui rassemble différents acteurs pour lutter contre la délinquance. Aujourd’hui, la ville compte sur la coopération de 185 gardiens d’immeubles, 53 entreprises et leurs responsables sécurité et pas moins de 450 animateurs et médiateurs du Clavim (Cultures, Loisirs, Animations de la ville). « Il faut savoir que si demain on doit s’équiper d’une police municipale ce serait quasiment l’équivalent du budget du Clavim, soit 10 M€ par an », précise Thierry Lefèvre. (...)
« Tout ce dispositif a sa pertinence puisque l’on est classé parmi les 25 % des villes les plus sûres des Hauts-de-Seine sans police municipale et sans vidéosurveillance généralisée, constate fièrement Thierry Lefèvre. Nous avons près de 90 % d’opinions positives quant au ressenti de la population en matière de sécurité. » (...)