L’Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice (INHESJ) et l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) fermeront leurs portes fin 2020.
Cet institut, créé en 1989 et baptisé INHESJ en 2010, visait à former des cadres et acteurs de la société civile sur « les différentes politiques publiques en matière de sécurité et de justice, d’intelligence et de sécurité économique, ou encore de gestion des risques et des crises ». L’établissement est placé sous la tutelle du Premier ministre mais a comme « ministères de référence » l’Intérieur et la Justice.
L’IHEDN pas concerné
Il est également chargé d’étudier les évolutions statistiques de l’ensemble du processus pénal, les faits constatés par les décisions de justice, l’exécution des peines et des sanctions pénales ainsi que la récidive au sein d’une structure nommée « Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales » (ONDRP), qui sera également supprimée.
« Il s’agit du travail de simplification de l’État et de suppression des agences qui a commencé », a expliqué Matignon. (...)
Communication de la direction de l’INHESJ suite à la décision de suppression de l’Institut(...)
La direction de l’INHESJ prend acte de la décision de suppression de l’Institut annoncée le 4 octobre 2019 lors d’une réunion interministérielle (RIM) présidée par le directeur de cabinet du Premier ministre. Elle regrette que les efforts de réorganisation interne menés depuis plusieurs années, qui se sont matérialisés par un plan stratégique 2018-2021 ambitieux, n’aient pas été pris en compte. Si la qualité des travaux de l’Institut a été saluée, aucune des propositions de restructuration avancées n’a été retenue. (...)
La suppression devant intervenir à la fin de l’année 2020, l’Institut continuera de mener à bien ses missions d’étude, de recherche et de formations jusqu’à cette date, tel qu’il les a conduites depuis 30 ans, autour d’un personnel engagé et d’auditeurs venant des secteurs public et privé, tous motivés à l’idée de contribuer à un espace de réflexion interministériel unique en son genre.
L’INHESJ assurera la formation des 200 auditeurs inscrits dans ses sessions nationales depuis septembre en s’attachant à leur délivrer, comme il l’a toujours fait, un contenu de haute qualité, en prise avec l’actualité et les réalités de la sécurité, de la justice, de la protection des entreprises, de la gestion de crise ou encore de la cybersécurité. De même, l’Institut assurera jusqu’à l’été 2020 des formations sur-mesure pour ses partenaires des secteurs public et privé avec le professionnalisme et la rigueur qui lui sont reconnus.
Au-delà de ses activités, l’INHESJ ce sont 78 femmes et hommes experts dans leur domaine, fonctionnaires et contractuels. La direction de l’Institut va engager un accompagnement individualisé visant à garantir la stabilité professionnelle de chacun et la bonne conduite des missions de l’INHESJ jusqu’à la disparition de l’établissement public.
Dès aujourd’hui, l’ensemble des agents de l’Institut sont mobilisés, avec la direction, pour étudier les conditions de poursuite de ces missions, dont l’actualité démontre chaque jour l’impérieuse nécessité.