Le terrorisme intérieur venant de l’extrême droite est la menace la plus persistante et la plus mortelle dans le pays.
Donald Trump a beau soutenir que l’une des principales menaces planant sur les États-Unis est celle de la violence des radicales et radicaux de gauche, ses affirmations se heurtent, une fois de plus, à la réalité. Selon les analystes du Centre d’études stratégiques et internationales (CSIS), en 2020, 67% des attaques terroristes, planifiées ou perpétrées, sont le fait de suprémacistes blancs. Au moins la moitié visait des manifestant·es.
Au total, l’étude compte jusqu’à présent, pour l’année 2020, quarante et une attaques et complots terroristes organisés par des personnes rattachées à l’extrême droite, contre douze qui impliquaient des acteurs associés à l’extrême gauche. (...)
Le rapport fait état de cinq personnes ayant trouvé la mort au cours d’attaques liées au terrorisme intérieur depuis janvier : deux agents des forces de l’ordre, abattus en Californie par un partisan du mouvement d’extrême droite radicale Boogaloo, le fils d’une juge du New Jersey, assassiné par un antiféministe revendiqué, un militant de Black Lives Matter, tué à Austin lors d’une manifestation, et Aaron Danielson.
Le nombre de victimes est bien inférieur à celui des années précédentes, qui présentaient des bilans de 22 à 66 mort·es : cela s’explique en partie par l’absence de fusillade de masse à motivation politique en 2020.
Pourtant, le président Donald Trump et les représentant·es du ministère de la Justice continuent d’agiter le spectre d’une menace intérieure qui viendrait des terroristes d’extrême gauche et des militant·es antifascistes. Ces accusations ont été prononcées dans le contexte des grandes manifestations contre les violences policières et le racisme qui ont animé les États-Unis après le meurtre de George Floyd. (...)