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Les fonctionnaires des frontières sur la route des Balkans incisent des mains, humilient et déportent
Article mis en ligne le 28 juillet 2020

Le Border Violence Monitoring Network (BVMN) a révélé 20 cas de refoulements illégaux en juin et a documenté les expériences de 351 personnes dont les droits ont été violés à la frontière extérieure de l’UE. Les personnes sur place ont enregistré divers actes cruels et abusifs commis par des agent·e·s d’au moins dix autorités nationales différentes. Quelques-uns des développements décrits dans la politique frontalière européenne sur la route des Balkans :

Croatie : Dans la région frontalière, des policier·e·s ont blessé des exilé·e·s lors de refoulement en leur infligeant des coupures de couteau dans les mains. Cela a été fait dans le but spécifique de dissuader d’autres réfugié·e·s sous les yeux desquels ces actes ont été commis. Les cicatrices restantes seront aussi visibles par tous les résident·e·s dans les camps. En outre, il y a eu plusieurs cas de coups de crosse de fusil sur la tête de exilé·e·s. Ensuite, les plaies saignantes ont été badigeonnées de nourriture comme du ketchup - une cruelle moquerie envers le gens. À l’intérieur du pays, des gens sont à nouveau morts. (...)

  • Roumanie : Des violences physiques et psychologiques sont également commises par les fonctionnaires des frontières. Des personnes ont été blessées par des câbles et des matraques. Les frontières sont sécurisées par la force afin d’éviter que des demandes d’asile ne soient faites dans le pays.
  • Grèce : Selon la nouvelle exigence d’accréditation, en plus des ONG dans les camps, de nombreux groupes sont touchés par la criminalisation : les organisations ou collectifs qui fournissent une aide de solidarité dans la rue, en fournissant de la nourriture ou des services médicaux, par exemple. (...)
  • Italie : La tromperie se produit également en Italie, où les autorités prennent les empreintes digitales des exilé·e·s et leur suggèrent qu’ils pourront désormais demander l’asile, pour ensuite les expulser vers la Slovénie et les refouler en chaîne à travers au moins deux autres frontières. (...)
  • Serbie : Après qu’il soit devenu presque impossible de demander l’asile en Hongrie, de plus en plus de personnes se rendent en Serbie, qui n’était jusqu’à présent pour beaucoup qu’un pays de transit. Actuellement, 6 000 personnes vivent dans camps officiels. Il devient maintenant évident qu’il est extrêmement difficile d’y demander l’asile également : la procédure n’est pas claire, les délais sont courts, tous les documents doivent être remplis en serbe et il y a un manque de conseillers juridiques. Seuls 3 % des réfugié·e·s sont enregistré·e·s comme demandeurs ou demandeuse d’asile. En outre, la "loi sur les étrangers" a été modifiée pour faciliter les expulsions et des accords de réadmission ont été conclus avec l’Irak, l’Afghanistan et le Pakistan.

Le rapport présente les données et les histoires des personnes en fuite. Ils rendent visible l’ampleur de la violence aux frontières (...)